Poésie : High coups

« C’est bien le TGV que j’aime
Le thé gingembre vanille. »

Une rose sur un cœur
Un pic à glace
Et moi, et moi, et moi…

Une bombe dans mon cerveau
Et schsss… Je suis éveillé.

Ton œil dans ma bouche
Et lacrymale est la Poésie.

Un lys sur mon front,
Qui roule à 120 km/h. !
Je t’ai aperçu… en vain.

Miroir cassé
Ame éméchée.
(Pauvre de toi)

Valet de trèfle et mon imagination
Est en pagaille.

Feu follet dans le brouillard ;
J’ai vu la rencontre d’un lampadaire
Et d’un nuage.

Un bouleau ; une blanche sauterelle,
Un écrivain a dormi par ici.

Le chat bondit sur le toit.
Il a les pattes noires et gonflées.

Trèfle à cinq feuilles
L’écolier joue un dangereux poker,
Le Fou du roi a triché..

Un Soleil sur Grenade,
Le soldat est maure
Sans armure.

Nuage de rhum ;
Un légionnaire a aboyé
La nuit dernière.

Tour d’ivoire
Dans un homme de neige.
(Les carottes sont cuites).

Tous les chemins mènent à un livre

Quel est le livre qui vous a le plus marqué ?
Existe-t-il un livre qui a forgé ce que vous êtes ou ce que vous faites aujourd’hui ?

Y a-t-il un de mes livres qui vous a marqué ? Pourquoi ?
En tout cas, si vous désirez en acquérir un, pourquoi ne pas demander un petit autographe auprès de l’éditeur, il me passera le mot….

Poésie : Mandala

Alors que la Semaine de la Poésie a commencé le 7 mars et va durer jusqu’au 22 si je en m’abuse, voici une (vieille) contribution.

Mandala

Une main indécise essuie
Le miracle bleu-outremer,
Sous le ciel bondissant qui fuit
L’indomptable nuit printanière.

Le soupir tremblait fatigué
En ce jour,
L’univers s’effaçait chassé
A son tour.

Un matin, je devins poète
Triste mendiant,
Célébré en verte comète
Scribe éloquent.

Alors j’ai griffé le papier
Rouge tendresse,
Et les mains déjà acérées
Délicatesse.

Ô mes terribles souvenirs !
Protégez-vous
Contre l’ineffable délire
Qui pousse à bout.

Et dans ma paume cramoisie
Incandescence,
Grelotte encor inassouvi
Un rêve d’absence.

Texte extrait du recueil Transversale.

Feelings : on/off ?

Epoque de pré-écriture. Enfin,on dirait que ça revient.

A votre avis, l’auteur doit-il mettre ses propres sentiments, ses émotions personnelles quand il écrit ?

Avez-vous déjà deviné des traits de mon caractère, avez-vous trouvé des traces de mes émotions en lisant mes livres ?
Suis-je eux ? Sont-ils un peu ou beaucoup de moi ?

Sondage : lirez-vous ma poésie érotique ?

Je sais, vous allez dire que je commence fort l’année avec tous mes sondages mais bon, j’aime bien avoir votre opinion.
Alors comme je l’ai annoncé dans mes #Challenges12, je vais entre autre écrire cette année un recueil de poésie érotique. Je ne sais pas si j’y arriverais, si je suis fait pour cela mais l’envie est là. Alors soit.
Du coup, j’aurais aimé savoir si ce genre de livre vous plaît, vous attire.

Pensez-vous que vous lirez celui-là s’il vient de moi ?
Bref, dites-moi tout, comme d’hab’ !

Poésie : Incarnation

© Andrei Apostol

© Andrei Apostol

Ton être est écrit avec la terre
Avec le soleil avec la chair et les os
Avec un doux baiser
Un feu éternel
Immuable
Dans un demi-rêve
Les paupières closes
Ton être est écrit
Avec la colombe et l’aigle victorieux
Avec des songes qui t’enveloppent
En spirales
Dans la glaise et l’argile
Ton être est écrit avec l’encre du temps
Le sang la sueur et l’eau
Dans l’étreinte et l’oubli
Dans l’extase d’une folie.

L’éveil attend son heure
Au milieu du silence
De l’équivoque et de l’absence.

Ton être est écrit
Avec le blanc des yeux et
Le rouge du cœur
Maintenant devant lui
Ton esprit sort de ses gonds
Un art nouveau
Une poésie ténébreuse.
Tes mots se perdent dans le vent
Dans les rues dans les bois
Tes mots apprennent maintenant
La colère la joie
L’amour qui attend
Dans la clarté du jour à venir
Et les sourires discrets.

Ton être, te dis-je, est écrit
Avec le sable mouvant
Le minerai de l’âme
L’essentiel et le superflu
Le bourdonnement d’une abeille
Quand elle cogne la fenêtre de tes pensées

Le triomphe du jour
Voici que surgit à toi
Celui qui te délivre
Le géomètre du tout
Mercure aux ailes innocentes
Et lui à toi : « Nous voilà
A l’instant où tout se sait
Où tout s’oublie
Et pour porter ton voyage
A son terme
Retiens ces heures dans ta mémoire
Comme la lune l’éclat
Comme le soleil la lumière
Tu sais à présent
Ce que parler veut dire
Ce que rêver implique
Et ce que vivre exige
Une nouvelle lumière t’est donnée
Sans savoir
Crois-tu
D’où elle vient
D’ores et déjà
Tu écris pour être
Ce que tu aimes. »

Ton être est écrit
A l’ombre du rêve
De la chevelure d’une comète
Du génie du poète.

Extrait du recueil Les sortilèges de Mercure.

Vous aimez ?

En fait, plus je relis ce recueil, plus il m’apparaît comme l’un de mes préférés.
Vais sûrement faire quelque chose dans le genre pour le prochain recueil (qui sera érotique, souvenez-vous en !)

Poésie : Le rêve lointain

 

Attentif
Concentré
Sage et sérieux
Tu découvres dans le silence
Les lois des hommes
Les vérités fragiles
Un avenir à embrasser

Mais
Il y a toujours quelqu’un
Un ami un inconnu
Un copain
La houppette sur le front
Et le regard malicieux
Qui se faufile
Entre les promesses inachevées
Et louche sur le rêve
Lointain
De partir à l’aventure
De courir dans l’herbe haute
Et les épis de blé
De t’emmener avec lui
Fendre la transparence
De nos armures

Curieux tu oses
Imaginer
Hors des livres et des cahiers
L’éloignement
Le désir d’oublier
La force d’aimer
Des paillettes dans le cœur
Ses mots cachés dans les tiens.

Extrait de Visages éphémères.

Les mots reviennent en force les potos, 2015 devrait voir une ou deux nouveautés. #itshappeningagain