Ecrire des archipels

© Alexis Arnold

© Alexis Arnold

Écrire… prendre son stylo ou pianoter sur son clavier d’ordinateur ou de tablette, faire d’une page blanche une énigme aux secrets exotiques, extirper de la vie une substance univoque.
Ecrire… déclamer, crier, provoquer, contraindre, tordre une pernicieuse malice, découvrir puis enfin accoucher de milliers de sentiments et émotions de notre quotidien, ces petits archipels construits de petits riens.
Qui n’a jamais entendu, au fond de lui, un appel qui l’exhortait à poser une griffe clandestine, vengeresse ou enchanteresse ?
Qui n’a jamais rêvé de devenir celui qui soulève d’un seul mot toute une population, ou qui brise les forges et les canons d’une société ?

Poser son œil, grand, majestueux, rapide autour de soi et asséner de mille et un verbes sur les nuques sacrifiées et bien pensantes.

Oui, écrire, se prolonger de tout son saoul à perte de vue mais aussi, griffonner, gribouiller, émietter deux ou trois syllabes, maudire sur un bout de papier ou sur un coin de table l’écueil de la curiosité.

Retour de salon : Rédéné

 

Retour de salon à Rédéné (29). Bretagne. Entre vallons, routes sinueuses, arbres centenaires.
Ce n’est pas une critique du salon du livre que je viens faire ici, juste donner une impression, personnelle. L’organisation était très bien, le temps était presqu’avec nous puisqu’il pleuvait légèrement et que cela pouvait inciter les visiteurs à venir humer l’odeur de l’encre et du papier.
Cela faisait longtemps que je n’étais pas revenu en Bretagne, depuis août dernier en fait pour le salon de Damgan/Pénerf. C’était aussi comme un redémarrage, une remise en jambes.
J’ai beaucoup diminué mon rythme de salons ces derniers temps, j’ai fait le tri sur différents critères (distance à parcourir, possibilité de défraiement, qualité du salon, accueil, influence du public, etc.) et du coup, j’ai perdu ce cérémonial de faire un tas de kilomètres, de m’asseoir à une table, attendre le possible lecteur (une lectrice bien souvent pour mon cas), de regarder la tête des autres auteurs (et la déprime qui va avec pour certains) ou au contraire de vivre ce tourbillon quand l’affluence est présente et l’engouement des lecteurs qui sont encore et toujours amoureux du bouquin.

Hier donc, je me suis remis en selle. Un peu différemment que les fois précédentes.
Pourquoi je vous dis tout ça ? A dire vrai, je n’en sais fichtrement rien. Mais sachez qu’il se passe un truc. C’est déjà pas si mal.

Qui vient au salon de Rédéné en Bretagne ?

Le 3e salon du livre de Rédéné (29), près de Quimperlé et de Pont-Scorff. La Bretagne, quoi !

Ça se passera le dimanche 1er mars 2015 à la salle Jean-Louis Rolland à Rédéné (29300) sous le parrainage de Jean-Paul OLLIVIER.
Et, chose incroyable, je sortirai de mon sanctuaire et j’y serai dès 10h00.
1er salon de l’année.

Des Bretons qui veulent venir me voir ?

Feelings : on/off ?

Epoque de pré-écriture. Enfin,on dirait que ça revient.

A votre avis, l’auteur doit-il mettre ses propres sentiments, ses émotions personnelles quand il écrit ?

Avez-vous déjà deviné des traits de mon caractère, avez-vous trouvé des traces de mes émotions en lisant mes livres ?
Suis-je eux ? Sont-ils un peu ou beaucoup de moi ?

Outre Monde : la beauté sous nos yeux

tumblr_njqg1aUv3A1qzkm8ro1_1280Voir large, beaucoup plus large.
Inspirer, expirer, inspirer, expirer. Lentement. Profondément.
S’émerveiller, toujours, encore, à jamais.
Se dire que la beauté se cache toujours là où on ne l’attend pas. Juste sous nos yeux. Peut-être au-dessus aussi, tiens.

Outre Monde, cet autre moi-même, cette part de rêve, d’évasion, d’illusion, ce moment de trêve.

(N’hésitez pas à cliquer sur la photo pour agrandir)

 

Se perdre, encore une fois

Considération entre vous et moi.
Il y a des moments, des semaines, des mois même où les mots ont refusé de sortir.
Il y a toujours ces instants où l’on s’interroge, où l’on se dit que… peut-être puis non.
Il y en a d’autres où l’on a l’impression que les mots n’ont plus de poids, plus de portée, plus d’importance.
D’autres encore où l’on se demande pourquoi, tout simplement.
Les gens parlent beaucoup, écoutent peu, ils entendent mais écoutent peu. Toujours à remplir un vide, un silence, une peur.
Du coup, je m’interroge, comme toujours : pourquoi continuer ? Et si j’avais rien à dire ? Plus rien à dire je veux dire ? Et si je n’avais jamais rien eu à dire à part remplir moi aussi une part de vide, de silence, juste pour palier à une peur.
Pourtant, c’est là : comment vous expliquer ? Ma caboche bouillonne, j’ai envie de vous raconter des histoires, encore et toujours.
Je regarde et lis tous ces blogs, toutes ces histoires sur les sites et autres réseaux sociaux. Je bois, je m’abreuve, j’étanche une soif.
Je vois des auteurs qui pompent des idées chez d’autres, je vois des anonymes faire éclore des textes sublimes, des pensées transversales.

Bon, allez, après tout, y’en a bien qui pondent des mots et des mots, des lignes et des livres comme s’ils avalaient les kilomètres sous leurs pieds.
Dans mes #Challenges12, il y a écrire, non ? Et puis ça doit faire partie de moi. J’ai toujours écrit depuis mes 14 ans.

Et soudain, je pense à Eminem et son titre Lose yourself.
C’est peut-être ça, finalement : accepter de se perdre, encore une fois.

 

Thanks God It’s Frida (le 13)

TGIF les potos ! Et en plus, nous sommes un vendredi 13… bon, je ne sais pas ce que cette journée vous réserve ou ce que vous avez prévu de faire dans ce sens.
Y croyez-vous ?
En tout cas, c’est bientôt le week-end.
Je vous souhaite une excellente journée : et si on s’envoyait un peu de chance, un peu de motivation ? Un peu d’Happy Moods ?

Vous la trouvez pas jolie ma Frida Kahlo ?