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Il fallait que ça arrive, le premier coup de mou de l’an 2011.
Ce n’est pas grand-chose, rassurez-vous, je suis bien plus que cela, je suis un super-héros mais quand même…
Alors s’est imposé à moi un léger premier bilan de mes ouvrages, la fameuse bibliothèque thomasienne. Et je pense aux livres futurs à paraître, à inventer, à créer, peut-être.
. D’abord, je fais la sommes de mes bouquins et voilà que j’en dénombre 11 au total, ce qui est déjà pas mal, non, pour un gars de 35 ans ? N’est-ce pas ? Je ne sais plus trop en fait. Je repense à mon parcours, à mon premier livre co-écrit avec un pote sans avoir la réelle volonté d’être publié, ce livre Correspondance d’un Poète à un Fou qui ressemblait polus à un OVNI qu’à autre chose. Et puis badaboum comme qui dirait ! Je me suis pris au jeu et me suis rendu compte que j’avais un tas de trucs à dire, tout du moins en avais-je la prétention. Alors j’ai commis, mot après mot, un livre, puis deux, puis trois puis… Et je vous ai rencontrés, vous lecteurs, vous anonymes, vous qui – pour certains – sont devenus des amis.
Après être sorti de mon euphorie débutante, j’ai découvert que ce milieu du livre est comme les autres, avec des gens adorables mais aussi des pourris, des gens envieux, des "collègues" jaloux, des pessimistes, des personnes "à petite ambition", qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez (ou de leurs préjugés/peurs). Là, j’ai douté, je l’avoue. Devais-je continuer ?
Et puis, bon an mal an (vous ne saviez comment ça s’écrivait, hein ?), je poursuis ma route. C’est une activité bien solitaire parfois que l’écriture et le pire, c’est qu’il ne suffit pas d’écrire, il faut savoir endosser d’autres casquettes pour le faire vivre, le livre.
. Autre point qui reste dans la continuité : je suis heureux de voir que mes ouvrages existent par eux-mêmes, qui ne m’appartiennent plus. Maintenant, comme par magie d’Internet, on peut les retrouver sur un tas de liens : Amazon, Fnac, sur mon site, celui des éditions Les Alchimistes du Verbe, en commande dans n’importe laquelle de vos librairies.
. Troisième point : ce dernier roman, Alter Ego, que j’essaie de placer dans les mains courageuses d’un éditeur un peu plus imoortant que mon éditeur habituel et que je peine à dénicher. Il me reste toujours une seule réponse, j’attends, fébrile, inquiet, dans le doute et l’espoir. Je sais que dans mes livres, il n’y a pas forcément de vocabulaires super familiers voire trash, que j’écris rarement de scènes de sexe ou ne parle jamais de cul, qu’il n’y a pas toujours des dizaines de morts à tire-larigot… mais que voulez-vous, je n’aime pas la complaisance, je n’aime pas me forcer, je n’aime faire comme il faut faire pour avoir du succès ou de la reconnaissance. C’est peut-être un tort, allez savoir ! Pour moi, il y a bien d’autres moyens de réussir, non ? L’important, c’est que le lecteur s’y retrouve, n’est-ce pas ? Il n’est pas si con que cela quand même ? Je ne sais plus trop… le livre est devenu un véritable marché, un commerce abreuvant quelque happy few et laissant derrière lui, dans un sillage en sanglanté, des milliers de wannabe (pour reprendre une expression chère à Wrath) littéraires, en mal d’une quelconque reconnaissance. Et moi, où suis-je dans tout cela ? Vais-je tirer mon épingle du jeu ? Et quand surtout ? Voilà bientôt 9 ans que j’écris officiellement – depuis la publication des Correspondances – , j’estime que j’ai assez galéré, je veux juste voire autre chose, approcher un autre niveau, découvrir plus de gens. Même entrer dans le "système livresque" pour mieux en ressortir mais tenter. En même temps, je n’ai peut-être pas le talent que j’estime avoir (est-ce vraiment une question de talent ou alors de connaissances, de réseaux, de pistons, de notoriété, etc… ?)
Vous voyez, je doute encore, cela faisait longtemps !
. Mes deux livres, à savoir Visages éphémères (poésie) et Les estranges aventures de Léonard de Plancy (roman fantastique) marquent une sorte de virage pour moi, je suis fier de ces deux ouvrages (comme des autres en même temps) et j’espère pouvoir les porter et vous les faire découvrir encore longtemps.
. Enfin, il y a l’expérience MyMajorCompany Books où je propose justement Alter Ego dans l’espoir d’être lu, encore et encore. Parce qu’au final, il n’y a que cela. Merci à tous ceux qui sont venus lire mon dernier article à ce propos, vous étiez près de 300 en moins de 72 heures). Bientôt, très bientôt, vous pourrez miser sur ce livre, prendre la pari qu c’est le bon ! En 48 heures, l’extrait que je propose – le prologue du roman – a été lu 24 fois, j’ai déjà 18 amis et 9 fans et un ou deux mails de personnes qui essaient de tirer vers le bas, qui m’écrivent pour me dire "pourquoi faites-vous ceci ? Vous devriez plus faire comme cela ou comme ça ?". Ca ne me dérange pas qu’on me donne des conseils mais venant de personnes qui sont dans la même galère que moi et qui surnagent, qui agitent des bras pour mieux couler, voire même qui n’ont rien écrit, ça non ! Ras le bol des pessimistes ! Qu’ils aillent voir ailleurs, je ne les force pas à venir voir mes pages, je propose seulement. M’enfin………………………. j’ai envie d’y croire à cette expérience, je ne sais pas trop comment me placer mais j’ai envie. Erik Wietzel a eu la gentillesse de m’écrire pour me souhaiter bonne chance (un "sacré challenge" d’après ses mots mais lui, il y est arrivé !), ainsi que Shaké Mouradian à qui j’avais demandé deux trois conseils. merci à vous deux, c’est adorable, surtout quand on est dans cette jungle où tout lemonde pense avoir écrit le meilleur des livres, où tout le monde veut exister par ses mots.
Vous voyez, j’oscille entre doute et espoir. J’apprends le détachement, à lâcher prise sur les événements mais il y a des moments où j’aimerais que ça aille plus vite, plus haut, plus fort.
Merci à vous qui m’avez lu entièrement. Pour une fois, je me suis étalé…
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