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Sans titre-1

Ça faisait quelques temps que je ne vous avais parlé d’ALTER EGO, hein ?

Eh bien, en voici une petite couche.
En effet, depuis quelques jours, la jauge a repris de la couleur, elle grimpe lentement mais sûrement. Déjà 36 contributeurs (je remercie pour ces derniers jours Charlie, Zert, Virginie S, delphine, Ginty, Amandine, Delph19, Charlotte, gridgrid, Jacqueline, etc.) ont participé et me soutiennent dans l’élaboration et le voyage de ce roman fantastique. Merci à eux et aux précédents qui croient en moi et/ou dans ce projet.
Nous en sommes donc à 29% du projet financé et il me reste que 71 jours pour atteindre la somme rêvée. Y arriverai-je ? Tout peut arriver, who knows ?

En tout cas, je peux vous dire que lorsque j’aurais atteint les 30% du projet, un nouveau chapitre sera dévoilé + la 1ère vidéo pour MMC  sera postée !

Vous avez envie de me voir tout gêné devant une caméra ? Faites grimper les %….


Comme une nouvelle épingle, là, juste à nouvel endroit que j’imaginais pas, encore une…

Je me sens comme une poupée vaudou.

En effet, alors je m’échine toujours à y croire un peu en ce qui concerne la possible éventuelle hypothétique publication de mon roman fantastique Alter Ego chez un éditeur un peu plus conséquent que Les Alchimistes du Verbe, voici que j’ai reçu une nouvelle réponse négative d’un éditeur dont j’aime le travail, son approche du métier, sa relation avec ses auteurs et les couvertures de ses bouquins, j’ai appelé Stéphane Million Éditeur pour ne pas le nommer.

Je ne sais pas s’il lit ou pas le Neil’s blog mais bon, comme j’ai envie de partager tout ce qui m’arrive dans ce petit monde étrangement bizarroïde qu’est l’édition d’un livre, je me permets de recopier sa réponse :

"Cher Neil,

J’ai lu « Alter Ego ». Il y a une écriture, une ambiance originale, je vous le concède. Après, je fonctionne au coup de cœur. Je publie une dizaine de livres par an (dont des auteurs maison), je reçois deux manuscrits par jour. Je découvre en moyenne deux nouveaux auteurs par an. Je dois faire des choix, ce qui n’est pas facile. J’en ai bien conscience. Je remarque aussi que les bons manuscrits finissent toujours par trouver leur bon éditeur (parmi les premiers romans à  en septembre : 7 sont des textes que j’ai lus et refusés -  je suis très content pour eux).

Je vous souhaite de trouver votre bon éditeur,

Bien sincèrement

Bel été,

Bien à vous,

Stéphane Million".

Chou blanc donc. Encore une fois. Une nouvelle fois.

Chaque lettre de refus est comme ces épingles rouges et grises, une lettre que je pourrais épingler avec toutes les autres pour m’entraîner aux fléchettes ou pour tapisser un de mes murs.

Bref.

Toutefois, je remercie M. Million de m’avoir répondu et ce de manière assez personnelle et d’avoir pris le temps pour cela. Ça n’arrive pas à chaque fois, loin de là.

Bon, quelle est la prochaine étape ? What’s next ?

Ce livre paraîtra coûte que coûte mais quand ? Comment ? Avec qui ? Si, vraiment d’ici le 21/12/2012, je n’ai aucune réponse positive, je… je… enfin, le bouquin verra le jour quoi !


Est-ce un renouveau ? Un recommencement ? Un éternel retour ? Redevient-on ce que l’on a été ?

J’ai ressenti cela hier lors du salon du livre à Jard-sur-Mer, où malgré la vue sur le port de plaisance, les visiteurs sont venus… visiter, les mains dans les poches, quand ils avaient des poches… mais ils étaient surtout en train de peaufiner leur futur bronzage et je les comprends bien.

Toujours est-il que j’ai refait surface dans un salon du livre après presque 6 mois d’absence et j’ai été accueilli par certains auteurs avec un "tiens, t’es là ?" ou "On ne te voyait plus, on croyait que t’avais arrêté ?!". Et puis, j’ai retrouvé cette ambiance entre gens qui croient avoir fait le meilleur des livres (c’est toujours le meilleur de toute façon !), les petits arrangements, les petites mesquineries, les sourires faux-culs, les critiques, surtout les critiques. Et les gens qui, parfois, n’ont peur de rien et ne semblent pas croire qu’ils peuvent recevoir un pain dans la tronche tellement leurs propos peuvent être blessants, injurieux. Le client est roi ? Mouais… y’a des bornes des limites à ne pas dépasser, quand même ! (genre un exemple parmi tant d’autres, une dame qui vient avec une copine et qui désigne la couverture de mon roman fantastique Les estranges aventures de Léonard de Plancy et qui dit à voix haute "non mais c’est moche là, carrément, et il faut se pencher pour lire ! C’est vous qui l’avez fait ?" Moi : "oui". Et elle de repartir comme si de rien n’était.)

Alors, était-ce moi ou ce monde de "lettrés" n’avait pas bougé d’un iota ? Était-il demeuré dans cette soupe qui parfois me donnait le sentiment de m’engluer ? Ou était-ce moi qui avec mes multiples mues (pour un Gémeaux, c’est un peu dans la nature disons !!), mes crises et mes doutes depuis ces derniers mois considérait ce monde étrange ? Étais-je décalé ? A côté de la plaque ?

J’avais néanmoins l’impression sincère et durable de recommencer à zéro : je me suis souvenu de mon premier salon du livre, de ce que j’ai ressenti, des regards, des critiques, du fait que j’étais "encore un peu jeune" semblait-il. Comme une seconde vie littéraire, je revoyais ce que j’avais vécu, les visages souriants et d’autres beaucoup moins. Avec cette absence, j’ai cru que je recommençais mais différemment. Ça, c’est sûr ! Mon regard change, mon point de vue s’affine, j’affûte mes armes et ma pierre à polir.

Alors quoi ? je ne sais pas… c’est vraiment étrange ce sentiment. Est-ce que tous les auteurs traversent ce passage ? Faut-il aller jusqu’au bout ? Et pourquoi, dans quel but après tout ?

Purée, parfois, j’ai envie de crier : "vivement le niveau supérieur !"

Toujours est-il, cependant, que j’ai revus quelques visages sympathiques, que je remercie les organisateurs pour leur boulot (bosser également un1er mai, c’est pas toujours évident) et que c’est mon recueil Visages éphémères qui s’est démarqué des autres livres !


©Miles Morgan

©Miles Morgan

Comme je l’ai fait avec le prologue pour Alter Ego, le roman fantastique qui cherche son éditeur (par exemple en vidéo sur Youtube), je propose la lecture des 2 premiers chapitres du livre qui posent l’ambiance, qui amènent lentement mais sûrement le lecteur (enfin je l’espère) à se poser des questions, à chercher, à en vouloir davantage, à le faire glisser tranquillement, à le voir basculer doucement dans un endroit insoupçonné.

Etes-vous prêt ?

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   En règle générale, on dit de moi que je suis un homme sérieux, voire sévère, habitué à sa petite routine que rien ni personne ne peut déranger.

   Cela doit être vrai et je m’en trouve très bien ainsi.

   Je travaille à la Banque Postale de Nantes depuis environ vingt ans et viens d’être nommé comme le nouveau responsable du service Chèques et Compensation depuis peu, ce qui m’amène à gérer diverses responsabilités et à mener de front une bonne cohésion au sein de l’agence.

   Je ne dis pas que je suis honoré d’une telle marque de reconnaissance de la part de mes supérieurs car je n’ai pas la prétention de le mériter plus qu’un autre. Je crois fermement aux valeurs du travail et de l’effort, ce qui est différent.

   Lorsque je suis arrivé dans ce service, les ragots allaient bon train. On dit encore çà et là que nous sommes des vautours qui gardons l’argent des honnêtes gens et que nous les dépouillons du peu de leurs biens sans un quelconque état d’âme.

   Les gens sont malhonnêtes et de peu de foi, je peux le dire en connaissance de cause.

   Certes, cet étrange bâtiment de verre qui surplombe la rue, entièrement architecturé avec de grandes baies vitrées, fait l’objet des quolibets des curieux.

   Quand je dis que les gens aiment bavasser !

   Mon bureau se situe au rez-de-chaussée sur la gauche en entrant, près des guichets automatiques. Les bureaux de mes collaborateurs se suivent ainsi le long des murs encerclant le hall d’entrée.

   Ce sont de grands hommes qui s’investissent à fond dans leur travail. Près de mon bureau, il y a celui de M. Chiron, le responsable des nouvelles technologies en matière de paiement puis à la suite, se succèdent les bureaux de M. Morin, un ancien énarque et M. Salomon qui s’occupe des affaires internationales. A mon niveau, nous sommes donc quatre avec le comptoir de l’accueil et la salle du coffre-fort au fond.

   A l’étage, enfin, préside le directeur de l’agence, M. Lemaître et ses divers collaborateurs. Tout ce petit monde vit en vase clos et assure la liaison avec les maisons-mères de différentes holdings.

   Je peux aisément comprendre que l’on jase sur notre compte, surtout qu’à l’entrée de la banque se tient…

   — Un gorille, dit un jour un jeune collégien à son copain alors que je finissais ma journée, on dirait vraiment un gorille.

   — Oui, tu as raison, rétorqua l’autre en ralentissant le pas, mais de toute façon, d’après ce qu’on dit, il n’y a que des gens étranges dans cette banque. Un asile pour cinglés, j’en suis certain !

 

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   Lundi 4 juin

   Comme je le fais maintenant chaque soir, étant le dernier à aller au lit, après avoir fermé la porte d’entrée à double tour et avoir nourri notre chat siamois, Simon, je bois un verre d’eau et me couche dans notre chambre.

   — Je trouve que nous avons passé un excellent week-end, tu ne trouves pas, mon chéri ?

   — Oui, enfin, je suis bien heureux que cela soit terminé. Ta sœur et son mari n’ont pas cessé de critiquer ta décoration de la salle à manger. Je trouve cela un peu exagéré. S’ils ne sont pas d’accord avec nos choix, et j’ai l’impression que ce n’est que la partie émergée du problème, qu’ils ne viennent plus ou alors qu’ils se taisent ! Un peu de savoir-vivre, quand même !

   — Elle a toujours été ainsi, je n’y prête même plus attention, me répond Amandine tandis qu’elle s’installe contre moi. Allez, cesse de te poser des questions comme toujours, tu vas encore te mettre dans un état de stress. Endors-toi donc, reprend-elle en m’embrassant. Demain est un autre jour…

    Amandine est ainsi ; quoiqu’il arrive, elle garde son sourire, elle regarde la vie toujours du bon côté et surtout elle sait comment clore une conversation grâce à ses maximes et autres proverbes qu’elle sort de nulle part mais qui font mouche à chaque fois.

   Sur ces entrefaites, je tombe dans un de ces sommeils difficiles où l’on s’agite dans tous les sens avant de trouver une position confortable. Je ne supporte plus la couette qui m’étouffe et me maintient bloqué comme si j’étais enfermé dans un sarcophage.

   Au bout de deux heures de tentatives vaines de m’endormir, je décide de quitter le lit matrimonial et d’aller me rafraîchir et me calmer dans mon bureau. Je ne sais pas si c’est cette visite de ma belle-sœur qui me pèse sur l’estomac ou si la nourriture était un peu trop riche. Toujours est-il qu’il faut que cela se passe.

   Demain est peut-être un autre jour mais un jour important : nous avons une réunion avec tous les cadres de l’agence et le patron doit nous donner les résultats du semestre et nous parler d’un futur projet.

   En marchant sur la pointe des pieds, je passe devant la chambre de Sarah et comme je le faisais alors qu’elle était bébé, je reste parfois à écouter contre la porte pour vérifier si tout va bien.

   Dans mon bureau, je retrouve une atmosphère que je ne trouve ailleurs. Il y a cette tranquillité mais aussi cet ordre à la limite de la maniaquerie qui me rassurent, pour mieux me concentrer et travailler en paix.

   — Monsieur Trichet, vous avez besoin de repos et de sérénité mais plus que tout, vous avez besoin d’harmonie. Comprenez-moi, Eric, après le trauma que vous avez subi et vu votre état émotionnel, il serait vivement conseillé que vous organisiez votre vie, votre rythme de vie, je veux dire.

   Ah les médecins, les psychologues et autres thérapeutes, ils ont tous le même avis, le même discours ! Sur ces conseils et avec le concours d’Amandine, je me suis donc plié aux exigences et me suis édifié un lieu pour moi, me ressemblant, recréant ainsi le « cocon dont j’avais manqué dans ma jeunesse », dixit l’experte psychologue.

   Tandis que je m’installe sur mon clic-clac, je commence à parcourir les pages du journal du week-end. Les nouvelles ne sont pas forcément fraîches mais j’aime lire ces petits faits divers où la réalité semble dépasser bien souvent la fiction. Cela me rassure, je me dis qu’il y a toujours pire que moi, qu’il y en a qui vivent des choses incroyables.

   Voilà une bonne heure maintenant que je reste ainsi sur mon canapé, les yeux commencent à me piquer.

   Alors que je feuillette presque machinalement le journal, je tombe sur l’avant-dernière page où sont écrits les programmes de télévision et l’horoscope.

   Je ne crois pas à ces sornettes de voyants qui veulent que notre vie soit écrite dans les étoiles. Je n’aime pas l’idée de ne pas être maître de mon destin. C’est sûrement ma formation cartésienne qui le veut mais j’aime les faits. Ce sont eux qui avèrent ou infirment notre vision du monde et nos actions.

   Sans prêter vraiment attention, je commence à déchiffrer ladite page quand j’arrive au moment de lire mon horoscope.

   Je ne puis dire si cela est vrai ou si mon imagination me joue des tours mais un fait incongru me saute aux yeux : mon signe astrologique a disparu, tout du moins ne figure-t-il plus sur la feuille de papier.

   Parce qu’Amandine me demande souvent de lire l’horoscope du jour – elle est du signe de la Vierge – elle me demande toujours de lui lire le mien comme si cela la rassurait.

   C’est ainsi que je sais que je suis du signe du Cancer.

   Bien que je n’y connaisse pas grand-chose et que je ne comprenne pas de quoi il s’agit, je remarque une aberration. J’ai beau regarder à plusieurs reprises, mon signe n’est pas inscrit sur la page. Est-ce vraiment possible ? Non, bien sûr que non, ce doit être une erreur de frappe de la part du pigiste, un oubli.

   Ce n’est pourtant pas un rêve.

   Il doit être aux environs de minuit et demi passé.

   J’entends des gouttes de pluie qui tombent bruyamment comme si l’on crevait avec frénésie des petites bulles en plastique. L’orage s’est remis à tonner, ce doit être un des premiers de l’été.

   Tout de même, un signe astrologique peut-il réellement disparaître ? C’est bien la première fois qu’un tel phénomène se présente à moi. Peut-on décider d’effacer un signe des pages d’un quotidien ? Et dans quel but ?

   A moins que cela soit un canular de l’équipe éditoriale !

   Je ressens alors une très forte émotion, comme piqué au vif par une aiguille invisible. Je me redresse correctement sur mon canapé et pose le journal à côté de moi. Je suis étonné, j’ai peur. Mais de quoi au juste ?

   D’abord choqué, je tente de reprendre mes esprits en pratiquant immédiatement des exercices de respiration. C’est devenu un réflexe depuis que la thérapeute qui m’a suivi me l’a conseillé. Cela évite que mes crises d’angoisse réapparaissent soudain et ne dégénèrent.

   De nouveau le souffle apaisé, je contemple le journal avec des yeux fixes, cherchant à deviner ce qui se trame derrière cette hallucination. Parce qu’il faut bien l’avouer, ce ne doit être que cela, rien d’autre. Une hallucination.

   Mais cette peur irrationnelle me saisit toujours, je le sens bien. Mes mains tremblent. Il y a ce malaise que je ne peux définir.

   Mais que dire de ce qui m’arrive ? Je ne peux décemment pas tirer du sommeil Amandine pour lui dire que le journal fait des siennes comme s’il était vivant.

   — Chérie, je suis désolé de te réveiller mais il faut que tu voies cela. Mon signe zodiacal a disparu. Le journal l’a avalé puis digéré comme un ogre féroce qui a un besoin impérieux de dévorer. Mais rassure-toi, je vais bien, ce n’est pas grave. Ce sont sûrement des choses qui surviennent dans la vie d’un homme.

   Non, je ne peux faire cela. C’est absurde, voyons.

   Cette histoire renvoie mon côté pragmatique dans les cordes. Et à ma frustration par conséquent.

   Osant à peine y croire, je reprends le journal à la page de l’horoscope. Je me frotte les yeux, je me rapproche, je lis lentement à voix haute et entame l’énumération des signes :

   — Bélier… Taureau… Gémeaux… Lion… Vierge… Balance…

   Rien, plus rien. Absolument rien entre le signe des Gémeaux et celui du Lion. Comme s’il n’avait jamais existé ! Il doit être là normalement, ce n’est pas possible autrement.

   Un petit coup sec, tel un glas, retentit alors dans le bureau.

   — Quoi ? dis-je en sursautant.

   Je m’aperçois alors que mon horloge vient de sonner. Il est une heure du matin. L’histoire de quelques secondes, j’ignore où je suis et si j’ai rêvé.

   Je décide donc d’aller me recoucher au plus tôt, me répétant sans cesse que la fatigue m’a rattrapé avec surprise.

   Demain, les choses seront différentes, j’en suis certain. Après une bonne nuit de repos, toutes ces bêtises seront envolées.

   Demain est un autre jour…

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Voilà, avez-vous aimé ? Qu’enpensez-vous ?

Voulez-vous connaître la suite des aventures d’Eric ?

Peut-être posterais-je un ou deux autres chapitres dans les semaines à suivre mais rien n’est moins sûr. J’ai aussi envie de conserver et de réserver la surprise du livre, son intégralité, aux futurs lecteurs thomasiens…

PS : s’il y a un éditeur qui me lit, contactez-moi ! (Même chose si vous en connaissez un et que vous avez envie de lui proposer mes écrits, hein?:D)

PS2 : je rappelle que le manuscrit est officiellement protégé donc pas de copie sans ma permission, ok ?!

Ps3  : pas de PS3 en fait.


©Lola Guerrera

Avant toute chose, je tiens à remercier les nombreuses lectures du prologue du roman fantastique Alter Ego et des quelques commentaires reçus par mail, sur FB ou via le Neil’s blog, c’est toujours touchant et cela me donne du baume au coeur. j’ai envie d’y croire, encore un peu, juste un peu… me battre pour que cette histoire vive au-delà de moi, de mon imagination, me battre pour que d’autres la ressentent, la commentent, l’intègrent puis l’envoient au gré des rencontres vers d’autres mains, vers d’autres yeux.

Certains me posent la question du "quand est-ce qu’on te verra en salon du livre ? En dédicace ?" ou alors "ben on te voit plus ces temps-ci ?!"

Je suis très partagé car j’ai très envie d’aller à cette rencontre avec mes lecteurs, mes possibles lecteurs parfois et en même temps, j’avoue que cela me fait du bien de ne pas trop traîner mes guêtres dans les salons. Voilà depuis décembre dernier que je n’ai pas mis un pied dans une de ces messes du livre et j’en retire certaines choses, des leçons sur moi, mon regard s’affûte sur certains "auteurs", sur l’ego qui se détache de tout cela.

Peut-être que cela tombe à pic ! Parce que c’est vrai qu’il y a toujours les belles promesses, les racontars entre auteurs, les jalousies, le regard et le verbe gentil voire amadouant pour parfois mieux poignarder quand les talons se tournent ou s’effacent. Et puis, je suis quelqu’un qui aime voir d’autres têtes, entendre d’autres rengaines, admirer d’autres paysages. Je suis un amoureux de l’ailleurs, les pieds ici et la tête au loin… un "cosmic", disait-on en fac, un "élève obscur" pour une prof de philo… Ouep.

Oui, cela tombe sûrement à pic avec ma traversée actuelle, moi qui remettais en cause mon écriture, ma volonté de poursuivre ou pas, ma possible capacité à proposer du rêve, le l’évasion… oui, ceci explique peut-être cela.

Mais rassurez-vous chers possibles lecteurs, je reviendrai d’ici peu, l’oeil alerte, je reviendrai vers vous, à vous, pour vous parce qu’après tout, il n’y a que vous et moi, non?!