
@ Neil Thomas (18/01/08 à 16h35)
Voici un nouvel article dans la catégorie "Bicyclette mentale".
Parfois on se promène et l’on tombe sur un de ces signes qui nous montrent dans quelle époque nous sommes.
Oh, je sais, ce signe n’est qu’un petit « holà » insignifiant mais regardons un peu loin que notre lorgnette et peut-être verrons-nous que l’horizon n’est pas si clair que cela.
Je marche, je me promène, je respire tranquillement, je m’empare lentement de mon espace quand surgit devant moi ce « Accès interdit au public ». Conséquence de la négligence des hommes face à la nature, bêtise des plus évidentes face à notre vieille Terre qui se rouille mais qu’on avilit plus que de raison. Protection de la nature contre les hommes, contre elle-même ? Comme dirait la chanson de Mickey 3D, « puis l’homme a débarqué avec ses gros souliers, des coups de pieds dans la gueule pour se faire respecter, tous les éléments se sont vus maîtrisés ». A ce tarif-là, la plupart des espèces vivantes sont vite répertoriées et faute d’être protégées vont devenir en voie d’appauvrissement ou en disparition pure et simple, à une vitesse que nulle ère géologique ne peut imaginer !
Je ne veux pas tirer l’alarme plus que ne peuvent le faire les écologistes – et puis ce n’est pas forcément mon job – mais quand même ! A regarder de plus près, c’est aussi notre liberté à la finale qui va être touchée, que l’on grignote. C’est à se demander où sera la place de l’homme d’ici quelques années quand on lit que même des endroits publics seront purement bannis du pied humain.
Là, pendant cette courte méditation dans le Jardin des Plantes de la ville de Nantes, je remarque que chaque chose a bien sa place parce qu’il faut bien éduquer l’homme ; les pelouses sont déjà réservées aux oiseaux, mais bientôt, je le prédis, ce seront les arbres qui le seront pour les chats et les chiens, les bancs publics pour les pigeons et autres volatiles urbains… et puis quoi encore, l’air nous sera facturé au litre/poumon, et puis encore plus loin dans le temps, seule une tranche de la population faisant entre 38 et 42 de pointure pourra se promener parce que je ne sais quel décret à la noix nous dira – avec preuve à l’appui évidemment – que les plus lourds dégradent l’humus et les plus légers empêchent le renouvellement dudit humus.. Pff…
J’ai encore envie de croire que l’on n’est pas si idiot, même si nous connaissons tous des exemples de…. Bref ! Alors, pour cette petite chronique verte (avez-vous remarqué aussi toutes ces publicités à la télé, toutes ces panneaux dans nos rues avec cette couleur si « naturelle », prônant l’écologie comme le nouveau bienfait ??!), Neil s’est aussi mis au vert et s’interroge sur le rôle de l’être humain dans la société, sa place à lui dans tout cela. Et la nature, elle, qu’en dit-elle ? Et ces petits oiseaux, hein ?
A-t-on un droit ? Un respect, certainement…
Et vous, si vous avez une image/photo qui vous paraît insolite/drôle/bizarre/originale, n’hésitez pas à me l’envoyer si vous souhaitez que j’écrive un petit texte dessus et qu’il figure dans la Bicyclette mentale !
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