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Une nouvelle lettre, un nouveau refus.

Eh oui, je parle bien de mon manuscrit Alter Ego que j’essaie de placer désespérément chez un éditeur.

Voici en gros ce que dit le message personnalisé par une des éditrices de chez Hachette (voui, j’ai tenté chez eux, c’est vrai ! Ah Chimère quand tu nous tiens !)

"Cher Monsieur,

Malgré toutes les qualités de votre roman, en particulier l’indéniable maîtrise de l’écriture dont vous témoignez, et tout le plaisir que j’ai eu à le lire, nous ne pouvons retenir Alter Ego pour publication dans nos collections car il ne correspond pas à notre ligne éditoriale qui est plus "commerciale" et grand public et n’accueillerait pas bien votre texte, plus sophistiqué et littéraire."

Et là, une fois n’est pas coutume, je ne me sens pas blessé, ni meurtri, ni déstabilisé mais plutôt, j’ai envie de croire que je me rapproche de quelque chose, que peut-être je vais y parvenir.

Je tiens à remercier cette personne pour sa note personnelle, ça n’arrive pas si souvent dans une maison d’édition d’une telle envergure. Je suis touché.

Je sais que ce roman est peut-être plus exigeant, moins grand public et je comprends qu’il ne rentre pas dans les lignes pour le grand public, je comprends les directives commerciales et éditoriales d’une maison d’édition, oh que oui ! Je le sais mais j’ose, j’espère encore ! Tout du moins, ce message manuscrit me booste un peu en me disant que mon écriture n’est pas si mauvaise en fin de compte, que je sais peut-être écrire une histoire qui peut interpeller, intriguer, intéresser le lecteur.

Quand je vous dis que la vie d’un auteur et de son livre n’est qu’un parcours de montagnes russes avec ses hauts et ses bas, parfois enveloppées dans une seule et même boucle, quand je vous le dis ! Y a intérêt à avoir le coeur bien accroché (et les nerfs également), vous ne trouvez pas ?

Bon, je poursuis ma route…


Suite au décès de l’écrivain Ray Bradbury, j’ai entendu sur RTL pour ne pas la nommer que la littéraure de genre était terminée, une discussion a débuté sur ma page FB et pourtant…

Est-ce le printemps, un avant-goût de l’été ? Mon optimisme qui revient au galop ? Mon envie de combattre, d’en découdre avec ce milieu parfois hostile, tout du moins difficile d’accès ?

Est-ce mon goût d’antan pour les luttes contre des moulins qui resurgit, là, soudain ?

Toujours est-il que j’ai envie d’y croire, encore, toujours, inlassablement, obstinément !

Faire connaître ce fichu roman Alter Ego, le proposer à de nouvelles maisons d’éditions. Encore. Disons une huitaine de maisons. Dix tout au plus. Pourquoi pas ?

Je sais que le choix d’accepter tel ou tel manuscrit n’est pas évident à définir, que les raisons sont multiples, que c’est une question de timing, de communication, d’argent bien entendu, pourquoi pas de connaissance. Je sais.

Et pourtant, au fond de moi, je sais également que quelque chose a vécu, parfois malgré moi tel un Alien diraient certains – voire un hôte même – que cela m’a nourri comme je me suis nourri de lui/d’elle, que j’ai traversé ces zones d’ombre et de lumière alternativement pour une raison précise, je le sais. Je ne crois pas au hasard. J’ai dit.

Maintenant, il est temps, un truc s’est modifié en moi, ce n’est pas fini. Maintenant, d’autres mots sont à venir.

Alors je me lance. A nouveau des impressions, à nouveau des lettres, à nouveau l’espoir et l’envie d’en découdre.

Et si, n’est-ce pas ?


Oh, je ne vous l’avais pas dit ?

Ben ouep, j’ai refus un énième refus et ce sont les éditions Flammarion qui l’emportent.

Que dire ? Je ne posterai pas cette fois-ci le lettre que j’ai reçue mais bon, mes espoirs décrochent encore d’une marche… quand vais-je dénicher cet éditeur ? Vais-je déjà le trouver ?

Il me reste toujours une réponse d’un éditeur que j’adore mais ça fait des mois qu’ils ont "un retard important dans leurs manuscrits" et j’ai deux ou trois autres éditeurs plus modestes qui sont ok pour lire mon manuscrit Alter Ego.

A dire vrai, ce virage qui s’opère déjà depuis quelques mois, me met dans un état d’esprit singulier : la colère est passée, je comprends de mieux en mieux ce système du milieu du livre, je sais que le temps demande du temps, qu’il faut savoir se faire entendre, lire, découvrir et puis hop, comme magie, un beau jour, quelqu’un peut-être me dira "OK mec" ! Ceux qui me lisent et me suivent sur les différents supports que j’utilise, savent ô combien je suis engagé dans ce marathon… Peut-être est-ce une chimère ? Who knows ?

Enfin voilà, un jour de plus dans les montagnes russes.

Je me demande de plus en plus comment je vais en ressortir de tout ce lessivage…………………..

 


 

Voilà, ça faisait bien longtemps. Et un petit coup de machette supplémentaire au niveau de la nuque, là, juste bien placé. Un coup suffira. non, deux en fait.

Que dire ?

Vous allez me dire que je m’entête mais je suis comme ça : j’ai proposé de nouveau mon manuscrit ("Alter Ego") à d’autres maisons d’édition. J’ai corrigé certains trucs, reformulé certaines phrases, blablabla et BING, deux nouvelles petites lettre de refus m’arrivent en pleine poire, quasiment le même jour.

Je n’ose même plus vous le s citer mais l’une me dit que "malgré une étude attentive, il n’a pas été décidé de retenir mon manuscrit dans la mesure où il ne correspond pas exactement à la ligne éditoriale" et l’autre, enfin, me dit sur une petite carte : "malheureusement, votre projet ne pourrait s’intégrer à notre programme d’édition. Nous en sommes désolés."

BING, j’vous le dis !

Que faire ? Quoi penser ? Digérer la nouvelle ? Se dire que peut-être un jour ? Se dire qu’il faut batailler (peut-être dans le vide ou contre des moulins) ou tout arrêter ? Ne plus y croire ? Se poser à nouveau la question si je "sais" écrire, si ce que je fais peut intéresser quelqu’un ? Pffff…. A dire vrai, je suis fatigué de ce "jeu", j’ai l’impression de ne plus pouvoir le porter ce bouquin, moi qui en suis tellement fier pourtant. J’en viens à douter, de moi, de mon écriture, de ma capacité à transporter le lecteur, de tout ce monde du livre. Et pourtant, ça commence à faire un certain nombre d’années que j’écris et suis imprégné de ce monde du bouquin. L’expérience, je commence à en avoir, non ? Vais-je rester un wannabe toute ma vie ? Je ne le pense pas, je ferai autre chose, de différent, d’ici là. Peut-être que je ne suis pas fait pour cela ?! Allez savoir…. il semble que les voies de l’édition me restent impénétrables !

Enfin, je voulais vous faire partager mes hauts et mes bas, même si depuis quelques temps, j’ai l’impression de traverser un long, long, très long tunnel…..

 

 

 


©Electrisick

Tout d’abord, je renouvelle mes remerciements ici aussi car vous êtes venus à près de 400 en 2 jours pour lire ce fichu verdict concernant ma participation à l’aventure MyMajorCompany Books. Je ne pensais qu’il y avait autant de monde, même virtuellement, qui s’intéressaient à mon parcours, à cette issue. Merci encore une fois.

Que vous dire aujourd’hui, après tout cela ? Je me sens encore vide, la tête un peu secouée, je me pose mille questions, je lis et relis vos commentaires sur le blog, sur ma page FB, ceux reçus sur MMC Books. Je ne sais trop quoi penser de tout ça, difficile pour moi. Etant du genre "à fond ou rien", j’oscille entre le "je laisse tomber, je plante tout et si cela se trouve, je n’ai jamais su écrire et puis, de toute façon, je n’y arriverai jamais à ce foutu rêve !" et "bon, allez, faut s’accrocher, l’acharnement et le découragement vont de pair dans ce genre d’histoire, ce n’est pas une voie toute tracée (même si pour certains, cela paraît être le cas), faut continuer ! Peut-être que… et si ?"

Et si ?………… Moi qui signe parfois de ces deux mots quand je dédicace un livre, cette formulation qui intègre une possibilité, un espoir. Pourquoi je n’arrive pas à me l’appliquer, là ?

Alors je cherche des solutions : Dois-je repasser par Les Alchimistes du Verbe ? Dois-je relancer mon manuscrit à d’autres maisons d’édition plus importantes et retenter ma chance ? Ne plus écrire ? S’obstiner, avancer, hésiter, reculer, arrêter ?

Quand je vois que des gens (et je ne dis pas que j’ai leur niveau, hein ,!) comme Stephen King, Bernard Werber, J.K. Rowling (maman d’Harry Potter) et d’autres ont envoyé plusieurs fois le même manuscrit aux éditeurs, quel acharnement ! Un travail de fourmis qui aurait presque séduit BW, n’est-ce pas ?