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le danger d'une idée

Comment est né votre livre ? Comment faites-vous un roman ? Quelles sont vos inspirations ?
Comment faites-vous pour développer tout un roman autour d’une seule idée ?

Autant de question et bien plus encore que je reçois souvent de la part de lecteurs ou lors de mes interventions. Pas évident de répondre car je me pose moi-même la question, parfois.
je ne sais pas trop comment l’idée germe dans mon esprit : parfois, cela vient d’une phrase d’un livre, une parole de chanson, un film, un scénario, des gens que je croise, une situation qui me parle. Il y autant de prétextes que d’idées.

Tout ce que je sais, c’est qu’il existe un moment où ça s’illumine dans ma caboche et à cet instant, je sais que je tiens quelque chose : à partir de là, je déroule comme un fil. Je fais confiance à mon cerveau qui va organiser toutes mes idées. Certains parlent de manne céleste, d’autres de hasard.

Comme je construis mes livres (les romans surtout) comme un scénario de cinéma, l’écriture devient structurée et le film/livre s’écrit dans ma tête tout seul : heureusement que je fais des plans détaillés pour ne pas perdre le fil de mon histoire. En tout cas, s’il y a un moment où j’ai un réel lâcher-prise, c’est bien quand j’écris.

Je fais confiance à mon imagination.

Comment germe l’idée d’un de mes livres ? Possible qu’il y ait déjà tout un tas de petites graines, de minuscule ampoules dans mon esprit et que, à la rencontres d’un événement singulier, elles s’allument et balisent un chemin.


Voilà, c’est reparti les amis !

Comme maintenant chaque début de rentrée scolaire, je m’attaque à mes futures interventions en collège/lycée.

Je pars à l’assaut, à la conquête, à la recherche des élèves, des collégiens, des lycéens, des profs de français et de CDI qui seront prêts à mettre en place un projet avec moi, qui seront prêts à m’écouter parler de ma condition d’écrivain/écrivant, à parler du milieu du bouquin,  de l’édition, à montrer qu’un auteur, c’est pas forcément quelqu’un de (très) vieux avec barbe blanche et qui tire la tronche, voire même qui est mort. Oui, je pars vers celles et ceux qui ont envie de voir d’un peu plus près qui peut être ce Neil Thomas (dont ils n’ont pas forcément entendus parler), ce romancier et poète français qui a un goût immodéré pour le chocolat, qui écoute un tas de musiques différentes et qui consomme tout un cinéma pour nourrir ses références.

Oui, j’y vais.

Alors qui sera au rendez-vous ?

Si vous êtes collégien/lycéen, si vous êtes prof (français ou CDI), n’hésitez pas ! Si vous êtes parent(s) et que vous souhaitez que je vienne dans l’établissement de votre enfant, why not ? Et en même temps, si vous faites partie d’un CE important et qu’ils ont un budget dit "culturel", pourquoi pas me faire venir et présenter mes bouquins dans votre entreprise ?

Bref, pour tout contact, allez sur cette page-ci !

A bon entendeur…


Salut à tous !

Je reviens tout juste de mon marathon avec les interventions dans 2 collèges de Loire-Atlantique, près de 4 heures de discussion, de rires et d’échanges parfois timides mais toujours sincères.

Je remercie d’ores et déjà les professeurs de français et de CDI, les 2 Isabelle pour leur confiance et leur accueil.

Voici donc à chaud mon ressenti :

- Interventions de 8h à 10h avec 2 classes de 6e : climat super agréable, élèves qui participaient à fond, ils étaient très spontanés et ça, ça faisait du bien. Encore un peu de fraîcheur, ça existe toujours ! On serait presque devenus copains, moi assis au milieu de tous en train de gesticuler, de faire rire et de raconter mes aléas d’écrivain et mes techniques d’écriture. Nous avons composé un poème ensemble (un sur Chloé la fourmi qui regarde la Nouvelle Star et l’autre sur Octave l’hippopotame qui va au  cinéma voir ‘Avatar’), enfin avec chaque classe et les doigts se levaient sans s’arrêter, tous très motivés qu’ils étaient.

Je crois qu’ils étaient un peu surpris de voir un auteur plus ou moins jeune et qui en se prend pas toujours au sérieux. J’ai même eu le droit incroyable de faire près de 60 autographes sur les cahiers de textes tous très personnalisés. Et puis, après, j’ai reçu des "au revoir Monsieur et merci !", des "à plus sur Facebook " (déjà, en 6e ?!).

Bref, j’étais claqué mais heureux. Vraiment heureux, ils m’ont envoyé une belle et grande énergie et je n’ai pas économisé mes forces.

- Intervention entre 11h et 13h avec 2 classes de 4e : là, c’est autre chose, c’est lépoque où tout le monde se regarde, tout le monde n’ose pas parler de peur de paraître ridicule… Ils ont de l’humour mais pas trop sur eux-mêmes. J’essaie de briser la glace, je fais des vannes pourries, j’ai quelques sourires, des filles mais aussi des gars !

Le prof de français et le prof du CDI me font comprendre que ça passe, on avance. On discute, on argumente et on fait là aussi un texte ensemble mais plus évolué. Travail sur la problématique, la thématique, les différents registres mais on essaie de se dérider. Pas évident mais on s’accroche. Et puis, soudan, un rire, deux rires, des doigts qui se lèvent. Et comme récompense personnelle, j’entends à la fin "Ah déjà ? C’est fini, monsieur ? On peut pas continuer ?" et d’autres qui me remercient.

En 4e, pas d’autographes, aucun. Ca craint trop…

Je déjeune avec l’équipe des profs et la directrice (merci pour l’accueil également).

Voilà, vous avez tout eu à chaud, je suis claqué mais heureux. J’adore les rencontrer ces élèves (même si j’avais une boule au ventre avec un trac immense ce matin), ils sont très demandeurs, prêts à bosser d’une autre manière, très réceptifs à une autre littérature, une autre façon d’écrire.

Alors, merci à vous les élèves des 2 collèges, on remet ça quand vous voulez !

Voilà chers amis virtuels notamment, j’espère vous faire partager mes turpitudes et mon quotidien d’écrivain. Je vous remercie de me suivre come vous le faites.

©bennybb

Et puis, n’oubliez pas que demain c’est le Earth Hour, samedi 27 mars entre 20h30 et 21h00, essayez de ne pas allumer vos lumières et soyez inventifs pour vous occuper pendant ce temps-là….

Et puis, et puis (que seriez-vous sans moi, hein ?!ahahha), n’oubliez pas d’avancer vos horloges car on change d’heure ce WE (on perd 1 heure de sommeil, on avance d’1 heure les montres).


Aujourd’hui, c’est la 1ère journée mondiale de la procrastination… du coup, beaucoup vont décider de ne rien faire, pour changer !
Quand je vois ce monde dans lequel nous évoluons !
L’affaire du moment avec Eric Zemmour, les footeux qui s’excitent pour la Coupe de France ou la Coupe du monde (je ne sais pas très bien et je m’en fiche d’ailleurs), Sarkozy qui retrouve les "bases des fondamentaux" (entendu ce matin sur RTL) mais cela veut rien dire, Patrick Sébastien qui crée son mouvement politique (# le D.A.R.D, gloups !), le Salon du Livre à Paris qui commence ce soir sans moi (pffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff)… j’ai envie de dire : "et moi ? Et moi ? et moi ?"
Dans mon coin, j’écris, je peaufine des mots, je gribouille.
Je me demande parfois où est la vérité, s’il y en a une. Au moins, elle existe dans ce que j’écris. le mot "fiction" recoupe beaucoup de choses, vous savez ? Le contraire de toute vérité est aussi vrai que la réalité elle-même… à méditer !
Autoir de moi, le monde s’agite et moi j’écris, j’invente.
En moi, tout un monde s’agite et le bruit est d’un silence assourdissant.
Affaire à suivre…

©ccc

Demain vendredi, je vais faire 4 heures d’interventions dans  2 collèges de Loire-Atlantique, l’aventure se poursuit, je vous tiens au courant !! Yeeeeeeeeeeeeeesssss !