Voilà quelques temps déjà que j’en avais pas fait un p’tite chronique sur le cinéma…
Comme j’en ai déjà parlé sur ma page FB, voici donc celle de cette semaine, à savoir J. Edgar, film de monsieur Clint Eastwood sortie en France début janvier 2012 je crois.
En effet, samedi dernier, après un petit resto, je suis donc allé voir le dernier Eastwood mais surtout le dernier Léo(nardo di Caprio) dont j’admire beaucoup le travail et la prestance à l’écran. En ce qui concerne Eastwood, c’est vrai que depuis qu’il est passé derrière la caméra, ces films sont souvent attendus. Je ne suis pas forcément de ceux-là, le dernier opus que j’ai vu de lui était One Million Dollar Baby, c’est pour dire… Je savais que Di Caprio avait beaucoup misé sur ce rôle (je pense qu’il va encore une fois passer à côté d’un Oscar après être passé à côté d’un Golden Globe !!Pfff), qu’il s’était vachement investi, avait beaucoup lu. J’avais vu des remarques sur le Net qui étaient assez mitigées, les uns criant au génie et au chef d’oeuvre tandis que les autres prétextaient que Eastwoood faisait "facile" et n’allait pas trop en profondeur et que pour Di caprio, ça ressemblait davantage à un Aviator (film de Scorsese que j’ai adoré !!!!) pour les gays !! Ouep, carrément ! Tout ça parce que J. Edgar Hoover aurait eu (et très probablement d’ailleurs mais on s’en tape, non?!) une aventure, une relation avec son commandant en second, monsieur Tolson. S’il fallait s’arrêter à ce que l’on dit ou entend…
Bon, pour être bref, voici l’histoire : J. Edgar est un film biographique (un "Biopic" comme on dit, genre que j’affectionne de plus en plus) sur la vie de John Edgar Hoover, qui a été le 1er directeur du FBI durant près de 50 ans. Hoover, arrivant bientôt au terme de sa vie, se livre à de jeunes agents pour écrire ses mémoires. Il se remémore son parcours et parle notamment de du soutien sans faille de sa secrétaire Helen Grady (joué à merveille par Naomi Watts – très beau souvenir de cette actrice dans Mullholland Drive de David Lynch) et surtout de son « bras droit » Clyde Tolson (joué par l’acteur Armie Hammer, que j’avais vu dans The Social Network, il jouait les jumeaux Winklevoss qui accusent Zucko d’avoir créé Facebook), avec qui il a des relations extra-professionnelles.
Il y a une ambiance comme j’aime, le rôle de la secrétaire est fantastique, c’est le garant de tout secret, une porte blindée, une confiance et une loyauté comme on en voit rarement, surtout dans ce milieu j’imagine. Le rôle de Hoover est très bien interprété par Di Caprio car on devine l’ambiguïté, les tortures mentales qu’il subit, la manipulation et le poids que sa mère a eu sur lui, l’ambition qui le dévore, le sens hautement patriotique (peut-être un peu trop d’ailleurs) qui l’anime.
J’ai aimé découvrir (ou pas) les arcanes de ce système judiciaire, ce système américain avec ses rouages étranges, avec son jeu d’illusions, ses apparences. Je pense également que c’est un film assez intellectuel (c’est sûr qu’à part quelques scènes où l’on sourit, c’est pas le genre de films où l’on va pour s’éclater ou rire comme des bossus), assez "sérieux" et je peux comprendre qu’il ne récolte pas autant de succès aux USA et en France, quoique…
Comment vous dire autrement ? J’ai aimé et le conseille. Et toc !





