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©Luis Beltran

Peut-être est-il enfin temps ?

Faire le grand saut, recommencer. Ecrire.

Oui, certaines premières fois ont cela en commun qu’elles ne font pas aussi peur que les secondes, enfin pour moi. J’ai l’impression de traverser, d’avoir traversé ces derniers mois une sorte de tunnel, d’absence, de remise en cause de mon écriture, de ma capacité à le faire, à intéresser le gens, les lecteurs. Les doutes, toujours ces fichus doutes.

Alors, revenir aux bases. Lire, éplucher du texte, des mots, en avaler jusqu’à plus soif, absorber un tas d’informations, les écrire sur mes petits carnets ou sur des post-it, des feuilles Word qui inondent doucement mon espace de bureau.

Faire le grand saut. Et si j’écrivais de nouveau malgré tout ? N’est-ce pas en forgeant que l’on devient forgeron ? Peut-être que 2012 sera ze année ?

. relancer les quelques éditeurs qui ne m’ont pas dit "non" pour mon roman Alter Ego : je rappelle à toutes fins utiles que c’est un roman fantastique dans la veine des Edgar Poe, Maupassant, Dino Buzatti. Si vous êtes éditeur ou si vous en connaissez un dans les parages, faites-moi un signe ! Par temps clair comme aujourd’hui, je vois très bien les signaux de fumée…

. écrire de nouveau : bientôt, je vous dis, quoi, quand…

Gardez l’oeil ouvert, je reviens d’ici peu……………………………………


Le livre de cette semaine est un ouvrage qui m’a marqué par son atmosphère, sa lenteur, son étrange impression de ne pas être un livre.

Ce fut un moment étrange de lecture, un livre qui me mit en déroute et qui ne ressembla à aucun autre : et c’est cela qui fut si bon, si agréable parce que cet ouvrage ne présentait pas les habituels "trucs & astuces" des romans.

Ce livre, c’est Le Désert des Tartares de Dino Buzatti. Un roman des années 40 qui traite de la fuite du temps où le héros n’est pas forcément le personnage de Drogo, l’officier vieillissant mais plutôt le désert. Et au bout de ce désert, la mort, peut-être notre propre mort.

Car peut-être que, comme les Tartares le sont pour le héros, nous remplissons nos vies de buts, de projets pour combler un vide et ce ne sont après tout que des "divertissements", des occupations pour nous faire oublier notre propre sort.

Il y a un côté fantastique que j’affectionne particulièrement, un côté absurde à la manière de Kafka où l’homme reste impuissant face au monde qui l’entoure et qui, parfois, lui joue des tours.

Maintenant que j’y pense, peut-être est-ce un des premiers bouquins qui a insufflé en moi le goût de l’absurde et du fanatastique et qui m’a poussé, des années après, à composer mon dernier manuscrit, mon roman fantastique qui attend son éditeur chéri ! Peut-être…

désert des tartares

 

Enfin – et je le note ici aussi – je vous propose de me donner votre avis ou me faire des commentaires/propositions pour améliorer et rendre encore plus pertinents le monde scriboïque, à savoir mon site web et ce blog ! Je reste à l’écoute !