Le retour des Petits Carnets ?
Aujourd’hui, une rapide pensée : "le monde est imagination. On ne possède le monde que si l’on a l’habileté de le miniaturiser".
Alors que l’envie revient, que l’écriture se mêle de nouveau à mon sang, que mon esprit s’immerge lentement mais sûrement dans mes futures histoires, roman ou poésie, voilà que l’idée de définir le monde apparaît.
Lorsque l’on est un créateur (et je parle pour des auteurs de fiction surtout comme ceux de la LDI, pas ceux qui racontent leur vie, la vraie vie réelle que l’on connaît tous, mais aussi pour ceux qui photographie l’éphémère avec leurs mots, avec leur appareil-photos, avec leur pinceaux, avec leur palette graphique ou leur bombe de peinture), il est normal et presque évident (voire même inconscient) de miniaturiser le monde pour l’extrapoler par la suite, de le réduire en un certaine vision pour en explorer d’autres.
Peut-être est-ce ainsi notre capacité – certains parlent de talent, d’autres de don – à proposer autre chose, de l’évasion, du rêve, des insomnies, de l’extraordinaire !
Mais le créateur doit-il nécessairement toucher à ce qu’il voit, à ce qu’il sent, à ce qu’il touche, à ce qu’il entend pour développer tout univers ?
Parfois, la question se pose : si l’on est sur le point de vouloir et d’atteindre ce que l’on recherche, doit-on ou pas ? Comme un mini Indiana Jones en souris devant son fromage, doit-il toucher à ce qu’il veut à tout prix ? Quel est le prix de l’échange ? Est-ce qu’un écrivain ou un quelconque créateur doit donner une part de lui-même pour obtenir ce qu’il veut ?
Est-ce que cela ne ressemble pas à un pacte avec le Diable ? Doit-on se compromettre ? Ou comment garder toute son intégrité ?
Peut-on proposer un univers, tout un monde sans y être entièrement intégré ?
Que de questions philo, mes potos, que de questions ! je ne sais pas si j’ai été clair mais ça se bouscule et ça, c’est à cause de l’écriture qui revient à grands galops !










