(French novelist /Writer). Romancier. Gémeaux. Aime le chocolat et les cookies. Sinon, j'écris, je lis. Le blog de Neil Thomas ou comment voyager dans le Monde scriboïque…
Pour ceux qui ont suivi l’avant-premier épisode et les origines du projetALTER EGO, le prequel comme on dit maintenant dans le cinéma, les choses s’installent tranquillement mais sûrement.
Ma page MyMajorCompany est presque terminée (vous recevrez bientôt le lien), le projet est en cours de validation.
Je croise les doigts, j’espère que ça va passer.
Ensuite, l’aventure commencera pour moi, pour nous, pour tous ceux qui voudront me suivre pendant près de 180 jours au maximum.
Je compte sur votre non discrétion pour en parler autour de vous, pour partager l’info, pour venir en discuter avec moi, pour me poser des questions. Plus on est soudés et plus le projet sera couronné de succès, vous ne croyez pas ? Faisons un truc de fou !
Ben meeeerdeeeeuuuuh, moi, j’ai bien envie d’y croire.
Alors, préparation mentale, il va falloir tenir la distance !
Un nouvel opus ans la catégorie cinéma avec aujourd’hui le film Moneyball (ou "Le stratège" en version française).
Voici un film sur l’argent et le baseball.
A priori, cela ne va déplacer les foules et comme en France, le baseball n’est pas dans notre culture et que parler d’argent est tabou, j’étais quasi certain que le film n’était pas resté longtemps à l’affiche.
Et moi, étrangement, j’aime ces films éclairs en salle de ciné, j’aime ces films dont on ne parle pas partout car ces films m’apportent une réflexion, une évasion que j’apprécie et que je ne retrouve pas (toujours) chez tous les films populaires. Ces films, qui sont souvent indépendants, voire même confidentiels, je les affectionne. Bref.
Et là, je n’ai pas été déçu : un film de Bennett Miller (l’homme qui a réalisé Truman Capote, encore un film passé inaperçu en France mais que je dois voir absolument) avec comme héros Brad Pitt qu’on ne présente plus mais aussi Jonah Hill (il joue d’ailleurs dans le nouveau Tarantino, Django Unchained), Philipp Seymour Hoffman (que j’avais vu il y a fort longtemps dans le film Twister et dans The Big Lebowsky).
L’histoire ? Basée sur une histoire vraie et tirée d’un livre (je persiste à dire que les meilleurs film sont issus de bouquins !), l’histoire raconte l’arrivée de Brad Pitt en tant que manager général de l’équipe de baseball des Oakland Athletics et de la révolution qu’il va apporter avec l’aide de son assistant (Jonah Hill) concernant l’approche du jeu de baseball. En effet, une approche statistique, appelée sabermétrique, permet de calculer les possibles performances d’un joueur en prenant en compte ses capacités, ses failles, ses points forts et non plus en tenant compte de sa force, de son look, de son aura auprès du public et de ses capacités physiques seules. Grâce à cette technique, les Oakland Athletics (qui ont de maigres moyens financiers) entrent en compétition face à des équipes dotées de millions de dollars.
On apprendra que cette vision du jeu s’est par la suite généralisée à tout le baseball et que le manager général, Billy Beane (toujours actif par ailleurs) fut un révolutionnaire et un visionnaire.
J’aimé le rythme du film (scénario de Aaron Sorkin (monsieur qui a écrit déjà The Social Network), le jeu des acteurs Brad Pitt et Jonah Hill. J’ai aimé découvrir les arcanes du baseball (n’importe qui peut comprendre le film sans pour autant jouer au baseball !), j’ai aimé découvrir ce qui se passe dans les coulisses, voir comment on peut vendre, acheter, se débarrasser d’un joueur comme d’une vulgaire marchandise (pourquoi ne serait-ce pas pareil pour le foot ou le basket américain ? Et pour d’autres sports ?). J’ai aimé voir un système arrivé à son apogée et découvrir ses limites puis découvrir un homme qui a eu le génie de sortir du système pour le renouveler.
Retour de la catégorie cinéma, ça faisait un bail !
Voilà, il fallait que le voir, je l’ai vu.
Il fallait parce que l’on commençait doucement à en parler autour de moi, parce que les avis sur le net fusaient aussi bien à gauche qu’à droite et qu’il fallait me faire une opinion.
Le Hobbit, l’autre saga réalisée également par Peter Jackson.
Mis à part que je l’ai vu en version française (mais je corrigerai le tir la prochaine fois), je dois dire que je suis entré dedans, un peu comme si je n’avais pas quitté la Terre du Milieu depuis 10 ans. Il y a la musique, le thème, les couleurs, les paysages néo-zélandais, on retrouve quelques acteurs comme Galadriel, Saroumane, Gandalf, Frodon et Elrond mais il y avait aussi la 3D (ce que je craignais à dire vrai) et là, je fus super agréablement surpris : pas de maux de tête, pas de temps d’adaptation (avec la scène d’ouverture à propos d’Erebor, on est de suite plongé et immergé dans l’histoire), les lunettes sont plus légères, la technique de la 3D s’est ‘achement améliorée je trouve. Les acteurs Martin Freeman (Bilbo) et Richard Armitage (Thorin) sont hyper crédibles. Du coup, c’était parti pour 3 heures de film.
Même s’il y a quelques longueurs (la première moitié est assez longue à s’installer mais cela est nécessaire pour dérouler toute l’histoire), je suis de ceux qui trouvent que le boulot a été considérable et très bien maîtrisé, que le rendu est incroyable de netteté (faut voir le rendu de la peau de Gollum ou encore l’oeil de Smaug le dragon !) et de féerie, je suis de ceux qui ont aimé. Tout simplement.
Après, faut savoir pourquoi on va au cinéma, faut savoir si on veut jouer les critiques (alors que la plupart d’entre nous n’y connaissons presque rien dans l’arsenal technique développé), faut savoir si on veut comparer avec la saga du SDA ou encore savoir si on vient passer un agréable moment de détente, si on vient se plonger durant 3 heures dans un univers à part entière.
Parce que Kerouac figure dans mon panthéon de mes premiers auteurs qui m’ont façonné, qui m’ont poussé à écrire, à lire, à voyager, à considérer le monde autrement.
Parce que j’ai déjà 8 ou 9 de ses bouquins, que je suis imprégné de son univers, de son jazz bebop, du rythme effréné de ses mots, de ses sons.
Ouep. Hier, je suis allé voir On The Road avec l’ami Dam, un film réalisé par Walter Salles (monsieur Central do Brasil) avec dans les phares Sam Riley (Kerouac alias Sal Paradise), Garrett Hedlund (Neal Cassady alias Dean Moriarty), Kristen Stewart (Marylou). Mais les personnages secondaires sont également aux petits oignons, campés par des acteurs tels que Viggo Mortensen, Kirsten Dunst, Amy Adams, Steve Buscemi, etc.
L’histoire : Au lendemain de la mort de son père, Sal Paradise, un apprenti écrivain new-yorkais, rencontre Dean Moriarty, un jeune ex-taulard au charme ravageur, marié à la très libre et très séduisante Marylou. Entre Sal et Dean, l’entente est immédiate et fusionnelle. Décidés à ne pas se laisser enfermer dans une vie trop étriquée, les deux amis rompent leurs attaches et prennent la route avec Marylou. Assoiffés de liberté, les trois jeunes gens partent à la rencontre du monde, des autres et d’eux-mêmes.
Comment dire ? Je pense que ce film m’a fait un bien fou : il m’a replongé à cette époque où j’ai découvert l’auteur-phare de la Beat Generation, où j’ai découvert le jazz bebop, m’a replongé dans ce passé pas si lointain après tout où la notion de liberté commençait réellement à devenir une question dans ma vie. Concernant le film en lui-même, à part les scènes de sexe et d’orgie un peu trop nombreuses à mon goût, je n’ai rien à redire : le jeu de Sam Riley est tout en finesse, en retenue et colle pile à l’image de ce que je pouvais me faire de Kerouac durant ses périples à travers les grandes étendues américaines. Le rôle de Marylou interprétée par Kristen Stewart est davantage mis en avant dans le film que dans le bouquin à mon avis, et même si elle n’a pas beaucoup de dialogues, son jeu est cohérent (à dire vrai, je ne connais pas les films de la saga Twilight – et heureusement – mais je pense pouvoir dire qu’elle s’est véritablement affranchie de ce rôle et largement émancipée, elle brise son image nette en tout cas). C’est le jeu Garrett Hedlund qui m’a bluffé le plus je pense : je ne connais pas cet acteur (je n’ai pas voulu voir la suite du film Tron mais je me souviens de l’avoir aperçu dans Troie où il jouait Patrocle, le cousin d’Achille) et là, j’ai découvert un mec charismatique, déjanté, imposant quoi ! Il était né pour ce rôle de Dean Moriarty, c’est sûr ! Un fou, un ange rebelle, un électron libre, un frénétique…
Alors quoi dire de plus ?
J’ai vraiment aimé et je ne saurai que le conseiller à tous ceux qui sont épris de liberté, d’aventures, qui aiment repousser les extrêmes, à tous ceux également qui ont lu Kerouac et le sauteurs de la Beat Generation car même si le film n’égale pas le bouquin, ce dernier vaut la peine d’être visité, revisité, lu et digéré.
C’est l’heure de la petite séance Ciné du mercredi, non?!
Comme vous pouvez le deviner aisément, je suis donc allé voir My Week with Marilyn dans mon petit cinéma préféré à Nantes, au Katorza. 3 personnes dans la salle pour un film en VOST sur une semaine de la vie de Marilyn Monroe, film de Simon Curtis.
L’histoire : à Londres au milieu des années 50, Sir Laurence Olivier (joué impeccablement par Kenneth Branagh) se prépare à réaliser. Un jeune garçon, Colin Clark (interprété par Eddie Redmayne), qui souhiate à tout prix travailler dans le milieu du cinéma devient le 3e assistant de Sir Olivier sur un film singulier puisque la’actrice principale et productrice également n’est autre que Marilyn Monroe (avec le regard de folie de Michelle Williams que tout le monde a connu dans Dawson il y a fort longtemps !). Colin Clark va être le témoin des relation plus ou moins houleuses entre Olivier et Monroe, soulignant tour à tour l’intelligence, la génie, la douceur, la fragilité, le jeu d’acteurs de ces deux monstres du cinéma. Colin, peu à peu, durant une toute petite semaine, va entrer dans le monde intérieur de Marilyn où il découvrira cette ambiguité qui la caractérise, sa fragilité et ses luttes intérieures, ses faiblesses, ses douleurs, ses craintes, ses doutes, sa beauté, son désir de devenir une grande actrice. Une femme qui "dévore" dans tous le sens du terme la vie des autres, surtout des hommes qu’elle croise.
Il est à noter la présence d’acteurs secondaires géniaux comme Julia Ormond (que j’avais vu et adoré dans un de mes films de prédilection, Légendes d’automne) qui joue la femme de Olivier, l’actrice Vivien Leigh connue pour son rôle de Scarlett O’Hara dans Autant en emporte le vent mais aussi Judi Dench qui est douce et attendrissante vue dans J.Edgar mais surtout la Madame qui n’est autre que M dans tous les James Bond….), la très médiatisée Emma Watson qui joue une costumière (Hermione Granger, quoi !!!).
J’ai aimé ce film, il m’a transporté dans cette période des années 50 que j’affectionne énormément avec tous ces gens bien habillés, bien coiffés, avec un sens moral et de politesse un peu suranné mais qui me séduit toujours. Le jeu de Michelle Williams est parfait, vraiment très juste mais j’aurais aimé que l’on rentre davantage dans sa psychologie, dans ses tourments, que l’on montre ce double aspect qui la caractérisait, à la fois seule et désemparée (qui est-on et comment vit-on quand on est (seule) en haut de l’affiche, quand le monde entier vous clame comme la plus belle femme du monde ? N’était-elle que cela ?) et à la fois également nourrie d’une passion pour le cinéma, elle qui voulait être la meilleure, être reconnue par ses pairs comme une actrice de renom, reconnue sur son jeu et non par que par son physique. J’aurais aimé que l’on montre ce côté un peu plus cérébral de la personne, pas seulement l’actrice éblouissante et rayonnante qui brillait par son charisme et une aura de ouf ! A un moment, il sont effleuré la possibilité que tout le monde l’exploitait et j’aurais aimé que l’on cresât davantage cette piste : tous ce sgens qui l’entouraient, tous ses proches qui lui disaient qu’elle était l a meilleure, al rassurait, la metteait sur un piedestal et qui lui proposait sans cesses des pillules pour manger, des pillules pour dormir, des pilules pour se réveiller, de spilules pour se concentrer, etc. Réalisateur, proches, collègues, producteurs, assistants.. n’avaient-ils pas à perdre gros, la fameuse poule aux oeufs d’or si Marilyn n’était sous leur emprise ?
Le personnage que j’ai aimé également est celui de Sir Laurence Olivier : Kenneth Branagh (qui retrouve Emma Watson dans un film.. souvenez-vous qu’il était l’un des professeurs de lutte contre les forces du Mal, le professeur Gilderoy Lockhart dans Harry Potter et la Chambre des Secrets) joue à la perfection. J’aime cet acteur, un jeu "shakespearien" pour moi, ses mimiques, son phrasé. dans My week with Marilyn, on voit chez lui comme chez d’autre cette attirance, cette fascination pour Marilyn, pour la femme comme pour son jeu (moderne) d’actrice.
Bref, un film avec une véritable ambiance et des acteurs à la hauteur. Je comprends l’émoi que cela a provoqué aux Etats-Unis avec une telle icone dans leur panthéon cinématographique.