Voilà, je suis revenu du 35, de Vitré plus exactement, de ce salon du livre intégré aux Sportiviales de ladite ville justement.
Que dire ? Qu’en penser ?
Je pose la question car j’essaie de comprendre et de voir comment se sont articulées ces deux jours : avant toute chose, c’est avec plaisir que j’ai retrouvé des auteurs que je croise en salons et avec qui, je rigole bien et qui sont pour les uns, amateurs de coca ou de vin et pour d’autres, amateurs en chocolat… je devais donc trouver mon content.
J’ai aussi rencontré des auteurs avec qui je discute sur Facebook, virtuellement et là, nous sommes passés au réel : much better, assurément ! J’ai enfin rencontré aussi une lectrice (Gwendoline qui se reconnaîtra), passant du virtuel également à la réalité : un excellent moment !
Bref, et en vrac, je pense ici à tout ce petit monde avec qui j’ai échangé ce WE : Liza Lo Bartolo Bardin, Anne Chevallier Maho, Albert, Blanchard, Laëtitia Berlioz, Valérie Giron-Bazan (et non, je ne suis pas Patrick Fiori !!!hihihi), Emmanuel Jussiaux, Olivier Motillon des éditions Les Ateliers de Porthos (au fait, ils recherchent des manuscrits, des nouvelles policières….) et d’autres… j’en profite aussi pour remercier monsieur Yves Lucas et toute l’équipe organisatrice pour leur boulot et leur dévouement !
Mais pour en revenir au salon proprement parlé, j’ai eu une drôle de sensation : la journée samedi a été très calme pour moi (je ne sais pas trop ce qu’il en est pour les auteurs autour de moi) et le dimanche matin également : les gens se promenaient les mains dans les poches, venant sous notre grand barnum pour se protéger de la pluie.. Et puis, il y a toujours cette population qui me sidère comme jamais, cette même population qui se met devant moi et qui me dit : “de toute façon, je ne lis jamais moi !” ou alors un monsieur discutant à sa femme sous mes yeux : “c’est CA un écrivain alors ?!”…
Que dire ? Où suis-je tombé ? J’oscille entre fureur, bouillonnement intérieur, incrédulité, défaitisme, surprise, etc…
Et puis, soudain, comme une éclaircie entre ces averses que l’on a eue tout le WE, la “foule” est arrivée, pile entre 15h30 et 17h30 : et là, je me suis à rencontrer de nouvelles têtes, à discuter de mes bouquins. Dans le Top 3 de mes meilleures ventes ce WE, le roman Les estranges de Léonard de Plancy se détache du peloton (sacré Léonard quand même !!), suivi par L’enfant du Soleil et enfin mon recueil sur Saint-Jacques-de-Compostelle, Au hasard du Chemin. D’ailleurs, pour ceux qui souhaiteraient le commander, veuillez attendre deux ou trois semaines car j’ai la bonne nouvelle de vous annoncer qu’il est épuisé et que par conséquent, un nouveau tirage est en cours.
Voilà, voilà pour ma première participation au salon du livre de Vitré où je m’interroge entre ce que cherchent les gens ( à part de la littérature jeunesse et du terroir, of course !).
Les auteurs Liza Lo Bartolo Bardin et Valérie Giron-Bazan m’ont pris en photo alors pour les voir, allez sur ma page Facebook.
NB : rien à voir avec ce qui vient d’être écrit ci-dessus mais pour les utilisateurs de Facebook, voici un logiciel qui fonctionne tout seul et très bien pour voir qui de ses “amis” s’est retiré de sa liste.
superbes journées, sur Vitré, la ville ou les gens ne lisent pas.
Pourquoi viennent ils au salon du livre? Mystére.
Oui, Neil ! j’ai eu les mêmes sentiments et réactions que toi. J’ai “bouillonné” (hi hi) moi aussi surtout lorsque les gens me disaient qu’ils ne lisaient pas ou plus… heureusement pour moi, ils ont quand même encore l’idée de faire lire leurs enfants ou petits enfants !
Ce sont les livres jeunesse qui me sauvent. D’ailleurs bien des auteurs l’ont compris, qui se lancent dans la littérature jeunesse, pas pour me copier, mais parce qu’ils se rendent bien compte que je vends plus de grenouilles et de coccinelles que de romans ! C’est comme ça !
@ Valérie : drôle de ville, drôle d’ambiance, drôle de gens mais bon, il y a des salons avec et d’autres sans….
@ Liza : ahlala, tu as raison de faire de la jeunesse, si en plus cela te sauve… hélas, moi, je ne me sens pas capable d’en écrire, pas encore du moins…
Je ne sais par quel miracle mais j’ai vendu plus que d’habitude à Vitré; je suis manifestement tombée sur les 15 personnes qui savaient lire ou/et qui n’avaient pas de petits enfants ou/et qui avaient quelques écus à terminer ou/et…qui ont très bon gout en matière de littérature… !:)
Je plaisante, cela étant il ne faut pas chercher à comprendre, il n’y a pas, je crois, de règles qui gouvernent des critères de vente en salons, aujourd’hui c’est moi et demain c’est toi, ou l’inverse, ou pas, dans des conditions identiques. (philo de haut vol)
Un salon organisé avec beaucoup d’enthousiasme et de travail, en attendant.
@ Nadia : eh oui, je le sais bien mais c’était assez particulier comme ambiance, niveau visiteurs je veux dire…
Passer du virtuel au réel est super ! Quand j’ai rencontré en “vrai” Daniel Pagés, ça s’est fait tout naturellement ! “Salut, ça va ? Ça fait longtemps que tu es arrivé ? Cool tu es juste en face de moi !”.
Pour ce qui est des réflexions à deux balles auxquelles nous avons droit, j’en ai une bonne qui date d’hier : “Un auteur né en 1987… ? On jarte ?”. Et le coup du “c’est CA un auteur ?”, me sidère ! Oui, c’est ça ! C’est un mec qui mange du chocolat et qui te montre que tu es nul en culture général et pas foutu de lire un bouquin jusqu’à la fin sauf le “magasine du quatre quatre…”.
Passer du virtuel au réel est super ! Quand j’ai rencontré en « vrai » Daniel Pagés, ça s’est fait tout naturellement ! « Salut, ça va ? Ça fait longtemps que tu es arrivé ? Cool tu es juste en face de moi ! ».
Pour ce qui est des réflexions à deux balles auxquelles nous avons droit, j’en ai une bonne qui date d’hier : « Un auteur né en 1987… ? On jarte ? ». Et le coup du « c’est CA un auteur ? », me sidère ! Oui, c’est ça ! C’est un mec qui mange du chocolat et qui te montre que tu es nul en culture général et pas foutu de lire un bouquin jusqu’à la fin sauf le « magasine du quatre quatre… ».
@ Charlotte : hihih, tu me fais rire… on en fait de ces rencontres quand même !